Site officiel

vendredi 6 février 2009

KIM NOVAK à L'OLYMPIA interview SFR



Kim Novak en première partie des Stranglers : “Nous nous mettons une petite pression”

KIM NOVAK plonge dans le grand bain. Après un excellent album et une présence remarquée sur le sampler SFR Jeunes Talents 2009, les normands jouent le 5 février à l’Olympia en première partie des mythiques Stranglers. Les anciens lauréats du concours SFR Jeunes Talents Les Eurockéennes de Belfort nous ont livré leurs impressions à chaud, avant ce concert événement.


Egérie hitchcockienne à la blondeur troublante, l’actrice Kim Novak a désormais un homonyme en France. Originaires de Caen, Jérémie (guitare), Ugo (basse) et Nico (batterie) ont choisi le nom de cette actrice d’exception lorsqu’ils ont formé leur groupe, au début des années 2000. Une forte présence sur notre plateforme SFR Jeunes Talents, une signature avec l’excellent label Talitres Records et un premier album qui voit ces musiciens revisiter le rock anglo-saxon avec des compositions sombres et habitées, ont construit pas à pas une réputation qui dépasse aujourd’hui nos frontières.

Déjà lauréat de notre concours SFR Jeunes Talents Les Eurockéennes de Belfort et récemment invité à venir enregistrer en studio pour le sampler Jeunes Talents 2009, Kim Novak continue sa marche vers le succès en effectuant la première partie du mythique groupe de rock anglais The Stranglers, récemment reformé. Nous avons rencontré ces musiciens pour recueillir leurs impressions avant de fouler la scène de l’Olympia en ouverture de l’une de leurs principales influences.



Jouer en première partie des Stranglers, ça fait quoi ?
Nous avons déjà partagé l’affiche avec quelques groupes prestigieux comme les Wedding Present ou encore And Also The Trees. Et à chaque fois, ça joue bien ! Les morceaux sont toujours top, la présence scénique est impressionnante… Donc, je sens qu’on ne va pas être plus surpris que d’habitude ! Ce qui nous flatte, c’est l’idée même d’être programmés avec des artistes de cette envergure. On peut y percevoir une sorte de filiation directe. Nous sommes flattés que les organisateurs du concert nous aient fait suffisamment confiance pour sentir que nous ne serons pas ridicules face à ces géants de la musique.

Etes-vous proches de la scène post-punk anglaise du début des années 80 ?
Cette scène des années 75/80 fait partie intégrante de nos influences. On est tombé dans le punk anglais très tôt. Depuis qu’on est en âge d’avoir un avis, depuis qu’on est persuadé que les Clash jouaient mieux que les Ramones qui jouaient mieux que les Sex Pistols, etc. On était aussi proche de la scène américaine… et française, avec des groupes punks complètement décalés mais vraiment novateurs comme Stinky Toys ou Marquis de Sade.


Et aujourd’hui, vous vous sentez proche d’une scène en particulier ? Le post-punk ?
C’est assez compliqué. Tout dépend de ce qu’on appelle le post-punk. On nous a comparés à la vague de Manchester (Joy Division, etc.), mais nous avons aussi un profond respect pour le punk arty à la Talking Heads, Devo (si tant est que ce soit du post-punk…) ; le punk américain avec les Ramones nous a fascinés par le côté “do it yourself”, rapide, fun… Fun est aussi le mot qui pourrait définir les premiers Iggy Pop, Bowie… C’est notre héritage : de la précision avec un sens aigu de la mélodie. Notre but inavoué est là : créer des chansons qui se sifflent dès la première écoute !

Jean-Jacques Burnel, le bassiste des Stranglers, a passé quelques jours avec les jeunes lillois de BP Zoom lors de l’enregistrement de leur second album. Que pourrait vous apporter une telle personne ?
C’est toujours important d’avoir l’avis de quelqu’un qui a vécu l’époque en direct, quitte par la suite à démystifier beaucoup de choses…



Comment s’est passé l’enregistrement des titres pour le sampler SFR Jeunes Talents ? Enrichissant comme expérience ?
Nous étions très préparés, d’autant plus qu’on savait qu’il fallait faire vite et bien, et je crois même qu’on a fait tellement vite que cela a surpris Jean-Phillippe Bonichon (ingénieur du son- NDLR) et toute l’équipe ! Nous avions déjà la tête dans les morceaux depuis pas mal de temps, nous avons surtout profité du studio pour y poser des idées qui venaient sur le coup, des tentatives qui ne nous semblaient pas réalisables dans notre studio de répétitions au Cargö et qui, au studio Planète Sun, prenaient toute leur envergure. Comme à notre habitude, l’envie principale était de se mettre en danger tout en mesurant bien les risques.

Des nouvelles du second album ?
Le second album est quasiment achevé en ce qui concerne la création des morceaux. Il nous reste à les enregistrer et à travailler avec un producteur. Nous sommes actuellement en relation avec deux ou trois personnes que l’on respecte pour leurs intégrités, des gens qui ont fait leurs preuves sur des disques que l’on a écoutés maintes fois. Nous prévoyons l’enregistrement en mai prochain, pour une sortie que l’on souhaiterait en automne 2009, si tout va bien. Nous sommes également en contact avec quelques labels, toujours pour les mêmes raisons qu’avec les producteurs. En fait, nous sommes très soucieux de travailler avec des professionnels provenant du circuit indé.



Kim Novak est désormais un power trio. Comment ce changement de line up se traduit-il dans la façon de jouer et de composer ?
L’Olympia sera notre deuxième concert à trois : autant dire que nous nous mettons une petite pression ! Nous avons bien travaillé en répétitions et sommes contents de la façon dont les morceaux sonnent en live comme sur disque. Le live à trois a l’avantage de retranscrire à sa juste valeur l’efficacité de nos titres, que nous souhaitons sans ambages et les plus simples possible, afin de préserver la sève originelle de leur création. La composition vient pour l’essentiel de Jérémie mais nous sommes également ouverts à d’autres possibilités. Ugo nous a ainsi honorés d’une ou deux compos sur le prochain album.

Propos recueillis par Hervé Devallan

2 commentaires:

lutecewoman a dit…

Un peu abrupt, l'interview sans le son... J'aimerais vraiment entendre ce post punk (et je me récrie quant aux Ramones, lol) : en live, et en octobre à quatre, j'avais bien entendu du punk, oui, par endroit, mais les titres que vous nous avez présentés ici sonnent vraiment plus late sixties... Vous prévoyez un EP avant l'automne, qu'on se fasse une idée ?

Anonyme a dit…

magnifiques les photos vue de derrière la scène , ça a l'air d'avoir le temps de glander au backlining... on t'a pas vu à la soirée hier!